Projet S.O.I., Solidarité Ouzbékistan Initiatives – Tourisme solidaire

Ecole d'Ouzbékistan
Présentation de l’Ouzbékistan
La République d’Ouzbekistan est un jeune état d’Asie Centrale, indépendant depuis la chute de l’URSS en 1991, héritier d’une histoire bâtie depuis plus de 3000 ans autour des grandes routes du commerce caravanier reliant l’Europe, le Moyen-Orient, la Chine et l’Inde.
Situé pour la plus grande partie de son territoire entre les fleuves Amou-daria et Syr-daria qui se jettent tous deux dans la mer d’Aral à l’ouest, l’Ouzbékistan est recouvert, sur plus des deux tiers de sa superficie par le désert « rouge » du Kyzylkum, un désert de sable et de roches souvent teintées de couleur ocre. L’Ouzbékistan est par ailleurs bordé à l’est et au sud-est par les grandes chaînes du Tianshan. Son climat est continental et très sec, particulièrement dans les zones désertiques et steppiques où les températures dépassent facilement les 40 à 50° en été, tandis qu’elles plongent jusqu’a -10 voire -20° en hiver.
Partout, les précipitations sont rares. De fait, pour l’Ouzbékistan, l’eau constitue désormais un enjeu majeur, en particulier pour le développement d’une agriculture qui doit, de surcroît, gérer des sols de qualité moyenne, épuisés par des dizaines d’années de culture du coton et saturés de produits chimiques, engrais et pesticides.
Description de la commune de Tumanovul et de sa population
Tumanovul, dont le nom signifie « Dix milles villages », se situe à une centaine de kilomètres au nord de Samarkand, au-delà d’un col qui culmine à 1200 mètres d’altitude. Niché dans les derniers vallons du massif de Nourata, cette commune du district de Khouch Rabat dans la province de Samarkand, est un village traditionnel de la grande steppe ouzbèke.
La situation économique de Tumanovul
Son économie, à caractère entièrement rural, repose, d’une part, sur un élevage diversifié, bovin, ovin et caprin, d’autre part, sur la culture des sols. Sur une superficie cultivable d’environ 1500 hectares, 500 hectares sont alloués à la culture du blé (rendement de 7 quintaux / ha), 200 hectares à la culture du pois chiche (6 quintaux / ha), 200 hectares au colza et 100 hectares au melon et à la pastèque. Selon le principe de la rotation des sols, le reste, soit environ un tiers des terres cultivables, demeure en jachère. A ces productions, s’ajoutent des cultures vivrières de tomates, pommes de terre, carottes, oignons et raisins pour la production d’un raisin sec réputé dans tout l’Ouzbékistan.
Si la commune demeure, pour le moment, autosuffisante en ce qui concerne ses besoins alimentaires, elle souffre d’une pénurie d’eau, désormais récurrente, qui lui fait craindre des lendemains difficiles pour la pérennité de son activité agricole. Une pénurie d’eau encore aggravée par l’insuffisance des moyens techniques pour l’en extraire du sous-sol car la commune n’a l’usage de l’électricité, et donc de ses pompes à eau, que quelques heures par jour, en fin de journée et en début de matinée.
La population de Tumanovul
Du point de vue de sa population, le district regroupe aujourd’hui 650 familles qui constituent un ensemble de plus de 3000 personnes. La plus grande part de ses habitants travaille sur place dans le domaine agricole. 15% de la population active est néanmoins employée dans une mine d’or située à 7 kilomètres du village.

Villageois ouzbèks
Pour sa population la plus jeune, le district dispose de deux écoles dont celle de Tumanovul, une école entièrement rebâtie en 2007 grâce au financement de l’état. Elle y accueille 300 élèves, âgés de 7 à 16 ans, auxquels elle dispense un enseignement général classique comparable aux écoles primaires et aux collèges français. Depuis 2006, les élèves ont à nouveau la possibilité d’opter pour l’apprentissage du français comme première langue étrangère. 2 classes de 25 élèves sont déjà inscrites à ces cours de français. Après un premier cycle d’étude effectué à l’école de Tumanovul, un tiers seulement des élèves parvient à poursuivre des études au niveau d’un collège technique, d’un lycée d’enseignement général, et ensuite dans les écoles d’application ou les universités de Samarkand et de Tachkent.
Constat
Un constat s’impose : Tumanovul, comme nombre de villages de la steppe ouzbèke, est aujourd’hui confronté à un double problème :
-l’insuffisance de ses rendements agricoles, du fait de l’appauvrissement des sols et de l’insuffisance de l’eau, parvient de plus en plus difficilement à employer une population locale désormais exposée à un exode rural inévitable ;
-le manque de moyens financiers à la disposition de la population locale limite cette dernière dans ses possibilités de prendre les dispositions nécessaires au redéploiement de son agriculture aussi bien qu’à la formation des plus jeunes dans un contexte d’exode rural.
Initiative
Dans cette situation de forte mutation du mode de vie traditionnel, l’association S.O.Ï. qui veut dire rivière en Ouzbek (Solidarité Ouzbékistan Initiatives) vise à :
- compléter l’effort réalisé par l’état ouzbek en matière d’équipement scolaire afin d’en améliorer l’attractivité, le confort et la fonctionnalité
- maintenir l’apprentissage du français, développer une bibliothèque en français adaptée à l’âge des élèves, parrainer et financer les études supérieures des élèves les plus motivés
- organiser des nuitées chez l’habitant pour les touristes en offrant un emploi et un revenu d’appoint à une famille
Cette association, basée en Bretagne, a vu le jour au printemps 2010 suite à une rencontre entre une famille du village (en particulier leur fils Nassim) et un couple de français (M.J. et D. Berranger) qui ont lié des liens d’amitié très forts. Après avoir organisé et accompagné plusieurs voyages, ainsi que plusieurs visites à titre personnel, conscients des soucis de bon nombre de familles à payer les études de leurs enfants, et donc l’abandon prématuré des études et notamment de la langue française, M.J. et D., aidés de quelques amis, ont souhaité leur venir en aide.
Dans un premier temps, pour sensibiliser leurs compatriotes, ils ont organisé une exposition de photos et objets ramenés d’Ouzbékistan à Combourg (35). Cette expo, inaugurée par Mr ALOEV, ambassadeur d’Ouzbékistan en France, a remporté un vif succès qui a permis de mettre l’association SOÏ sur les rails.
Pour plus d’informations contacter l’Association Solidarité Ouzbékistan Initiative (S.O.I).
Association S.O.I
Président: Daniel BERRANGER
Adresse:
9, rue de LAMENNAIS,
35270, Combourg, France.
Tel.: 02 23 16 48 46
Port.: 06 79 44 50 98
é-mail.: danielberranger@orange.fr
